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Pour le climat, mieux vaut demander une incinération…

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En ces temps de Toussaint, autant choisir pour notre blog un sujet en rapport avec la période ! Et justement, mi-octobre,  la Fondation des Services Funéraires de la Ville de Paris a publié une étude tout à fait dans l’air du temps : il s’agit d’une Analyse environnementale comparative des rites de la crémation et de l’inhumation. Il en ressort que, en ce qui concerne les émissions de CO2, l’inhumation équivaut à 3,6 crémations.

Effectivement, une fois mort, l’être humain  est encore responsable d’émissions de gaz à effet de serre, et ce, qu’il soit enterré ou incinéré. La Fondation a fait appel à deux organismes spécialisés dans l’analyse du cycle de vie : Durapole et Verteego, pour savoir lequel de ces deux rites est le responsable de plus de rejets dans l’atmosphère.

Pour l’inhumation d’un adulte, l’analyse prend en compte la concession moyenne de 30 ans, le cercueil (matières premières, fabrication, transport et déchets), le transport du défunt après sa mise en bière, la destination de l’inhumation, le caveau et le monument, la gestion du cimetière (espaces verts) et même la fin de concession (ossuaire, crémation, pulvérisation). Pour la crémation, sont pris en compte les mêmes éléments pour le cercueil et le transport du défunt, puis la crémation elle-même avec l’énergie utilisée, les réactifs, les métaux, les polluants et enfin l’urne cinéraire (matières premières, fabrication et transport) et enfin sa destination (colombarium, caveau, etc.).

Il en ressort donc qu’une inhumation moyenne équivaut à 3,6 crémations en terme d’équivalent CO2. Elle équivaut en moyenne à 833 kg de CO2, mais peut atteindre plus de 1200 kg, si l’on ajoute le caveau et le monument. Cela représente  en moyenne 11 % des émissions d’un Français moyen sur un an, 4023 km en voiture transportant une personne ou 260 209 km en train. Dans ce cas, il faut savoir aussi que 4 monuments sur 5 sont importés (de Chien principalement) et faits en granit en provenance de Chine, d’Afrique du Sud de Norvège et de Suède ou du Brésil. Ou enfin de France, mais il est façonné en Chine : l’impact est dans ce cas, trois fois plus important que s’il était façonné en France ! Le monument peut ainsi parcourir jusqu’à 38 000 km.

La crémation équivaut à 233 kg d’équivalent CO2 rejeté dans l’atmosphère, soit 3 % des émissions d’un Français moyen sur un an, 1124 km en voiture ou 72 677 km en train. Le gaz est dans ce cas le premier poste d’émissions, devant les infrastructures et le cercueil. L’étude donne enfin quelques conseils pour réduire l’impact environnemental des rites funéraires.

Source : Fondation des Services Funéraires de la Ville de Paris

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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