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Quatre nouveaux permis de géothermie à haute température accordés

Quatre arrêtés accordant des permis exclusifs de recherches de géothermie haute température viennent d’être signés et sont parus au Journal Officiel : il s’agit de ceux dits de « Illkirch-Erstein », « Strasbourg », « Durningen » et « Soufflenheim », tous situés dans le Bas-Rhin, car l’Alsace est particulièrement prometteuse pour cette filière.

La géothermie a l’avantage de produire peu de rejets : c’est une énergie propre qui ne participe pas à la dégradation du climat et ne nécessite ni transport, ni stockage de substances polluantes ou dangereuses. En profondeur, la planète dispose d’un stock de chaleur illimitée à l’échelle humaine. La géothermie est dite à haute température lorsque les fluides dépassent une température de 150° C. Le principe d’utilisation consiste à prélever des eaux chauffées à grande profondeur, soit directement dans une nappe, soit au travers d’un réseau de failles où elles circulent librement, sans créer de nouvelles fractures. Ces eaux très chaudes peuvent ensuite servir soit pour la production d’électricité dans des centrales géothermiques, soit pour la production d’électricité et de chaleur en cogénération, soit uniquement pour l’alimentation en chaleur.

La France possède un potentiel géothermique non négligeable : dans le Bassin parisien avec l’aquifère du Dogger par exemple. Mais l’Alsace dispose des réserves les plus intéressantes, puisque des températures très élevées s’y rencontrent à des profondeurs plus faibles qu’ailleurs (170 ° C à 3 000 mètres). En 2008, la géothermie ne représentait en France que 0,1 % de la production d’électricité d’origine renouvelable, mais les demandes de permis arrivent en nombre croissant : ainsi 14 autres sont encore en instruction actuellement au ministère de l’Ecologie, du Développement Durables et de l’Energie.

Source : Ministère du Développement Durable