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Rapport spécial du GIEC : Les océans, bientôt nos pires ennemis ?

Selon un projet de rapport spécial de l’ONU (Organisation des Nations Unies), les océans, sources de vie sur la Terre, pourraient aussi devenir nos pires ennemis, si rien n’est fait pour enrayer les émissions de gaz à effet de serre, informe l’AFP qui se l’est procuré.

rapport spécial du GIECLe 4ème rapport spécial du GIEC

Il s’agit du quatrième rapport spécial du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) en moins d’un an. Ce document de quelque 900 pages est d’ailleurs tout aussi alarmant que les autres, qui portaient sur l’objectif de limitation à 1,5 °C du réchauffement climatique, sur la biodiversité et sur la gestion des terres et du système alimentaire mondial.

Ce nouvel opus, comme les précédents, compile les données scientifiques existantes et fat office de référence mondial. Or, ses conclusions sont alarmantes. Les réserves de poissons pourraient décliner, les dégâts causés par les cyclones se multiplier et 280 millions de personnes seraient déplacées à cause de la hausse du niveau des mers. Et encore ces conclusions se basent-elles sur l’hypothèse la « plus optimiste » : un réchauffement climatique ne dépassant pas les 2°C par rapport à l’ère préindustrielle.

Des conséquences inquiétantes

Dès 2050, l’augmentation prévisible de la fréquence des cyclones causerait des inondations dramatiques pour de nombreuses mégapoles proches des côtes, mais aussi pour de petites nations insulaires. Lors de la COP (convention-cadre sur le changement climatique), les Îles Fidji, qui la présidaient, avait mis en lumière les conséquences désastreuses du changement climatique sur ces petits Etats : catastrophes naturelles, montée du niveau des eaux, réchauffement de la température de l’océan…). Et, selon le rapport, les hausses des niveaux de la mer au 22e siècle « pourraient dépasser plusieurs centimètres par an », soit environ cent fois plus qu’aujourd’hui. Les dommages causés par les inondations pourraient alors être multipliés par 100, voire jusqu’à 1.000 d’ici 2100.

« Quand vous observez l’instabilité politique déclenchée par des migrations de faible ampleur, je tremble en pensant à un monde où des dizaines de millions de personnes devraient quitter leurs terres avalées par l’océan », s’inquiète Ben Strauss, président-directeur de Climate Central, un institut de recherches basé aux Etats-Unis.

Et des émissions de CO2 encore en hausse

Autre problème en lien avec la montée du niveau des océans due à la fonte des glaces, le pergélisol de l’hémisphère Nord va libérer sous l’effet du dégel une « bombe carbone » faite de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4), accélérant le réchauffement. La fonte des glaciers va également donner trop d’eau douce, puis trop peu, à des milliards de personnes. Par ailleurs, des phénomènes, déjà en cours, pourraient aussi mener à une diminution continue des réserves de poissons, dont dépendent de nombreuses populations pour se nourrir.

Ce document provisoire sera discuté ligne par ligne par les représentants des pays membres du GIEC, réunis à Monaco à partir du 20 septembre. La publication du rapport définitif arrivera après la tenue à New York le 23 septembre d’un sommet mondial pour le climat.

Source : AFP

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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