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Recyclage du plastique en carburant au Royaume-Uni

Cynar PLC transforme le plastique en carburantLe groupe Suez Environnement a annoncé dans un communiqué début novembre l’accord de sa filiale implantée au Royaume-Uni, Sita UK, avec l’entreprise britannique Cynar Plc, spécialisée dans les nouvelles technologies de conversion, dans le but de transformer des déchets plastiques, jusque là destinés à la décharge, en carburant diesel.

Tout l’intérêt réside effectivement dans la solution trouvée pour ces déchets, jusque là non valorisables, et dont on sait la dégradation fort lente. Des essais avaient déjà été tentés en Australie en 2006 et en Allemagne en 2007, pour la transformation de plastique en combustible :

Mais ces initiatives étaient embryonnaires, elles ne permettaient pas d’utiliser le diesel obtenu directement dans les véhicules, sans transformation.

La qualité du carburant obtenu par Cynar par contre lui permettrait d’être utilisé directement, sans transformation du moteur. Le procédé utilise la pyrolyse : les déchets traités à 370°-420° C sont transformés en gaz, puis condensés et fractionnés pour produire une distillation, et le communiqué précise :

CeTransformer les dechets plastique en essence processus de valorisation des déchets plastiques devrait conduire à une production à un coût inférieur à celui du diesel normal, sans compter que le combustible lui-même ainsi obtenu devrait avoir une emprunte carbone moins élevée que le diesel classique. Les qualités de combustible de ce diesel issu du recyclage seront parfaitement comparables à celles du diesel conventionnel, sans imposer un raffinage supplémentaire, ce qui garantit son adéquation à un usage commercial.

Une tonne de déchets de plastique permet ainsi de produire 750 litres de combustible, et le projet est de grande ampleur :

L’objectif visé porte sur la construction de 10 usines. Chaque usine est conçue pour assurer la conversion de quelque 6.000 tonnes de déchets plastique mixtes par an, en ciblant plus précisément les déchets plastique mixtes normalement destinés à la décharge. Chacune devrait produire plus de 4 millions de litres de combustible diesel.

Ce qui reviendrait au total à traiter 60 000 tonnes de plastiques mixtes chaque année. La mise en service de la première usine devrait intervenir fin 2011. On peut noter deux autres avantages, économique pour l’un, écologique pour l’autre :

Ce processus de valorisation des déchets plastiques devrait conduire à une production à un coût inférieur à celui du diesel normal, sans compter que le combustible lui-même ainsi obtenu devrait avoir une empreinte carbone moins élevée que le diesel classique.

Sources : Actu-environnement, Le Journal de l’Environnement, CynarPlc