Blog d’Eco CO2

Vous donner les clés pour comprendre et agir pour la transition énergétique

Résidus de pesticides dans les aliments : les analyses de l’EFSA

L’EFSA, l’Autorité de sécurité alimentaire de l’Europe, a publié les derniers chiffres concernant la présence de pesticides dans les aliments. Son rapport brosse un tableau des niveaux de résidus que l’on trouve dans un panier de produits de grande consommation dans l’UE. Si un peu plus de la moitié n’en présente pas de résidus de pesticides quantifiables, 2 % dépassent les limites et 1 % a même donné lieu à des actions en justice.

53 % de produits exempts de résidus de pesticides

Au total, 96 302 échantillons ont été analysés en 2019, dont 96,1 % se situaient dans les limites légales autorisées. En ce qui concerne le sous-ensemble de 12 579 échantillons analysés dans le cadre du programme de contrôle coordonné par l’UE (EUCP), 98 % se situaient dans les limites légales. Ce programme a analysé des échantillons ayant fait l’objet d’une collecte aléatoire sur 12 produits alimentaires : pommes, choux pommés, laitues, pêches, épinards, fraises, tomates, grains d’avoine, grains d’orge, vin (rouge et blanc), lait de vache et graisse de porc.

Les résultats des analyses montrent que 53 % des produits se sont révélés exempts de résidus de pesticides quantifiables. 45 % en présentent, mais restent dans des concentrations inférieures ou égales aux limites autorisées. Restent quand même 2 % qui les dépassent, et la moitié au point de donner lieu à des actions en justice.

« Pas de problème pour la santé des consommateurs », selon l’agence européenne

Ce programme se déroulant tous les trois ans (le dernier date de 2016), il permet des comparaisons. L’EFSA a donc constaté que les taux de dépassement ont diminué dans certains produits, tels que les pêches (passant de 1,9 % à 1,5 %), les laitues (de 2,4 % à 1,8 %), les pommes (de 2,7 % à 2,1 %) et les tomates (de 2,6 % à 1,7 %). Mais qu’ils ont hélas augmenté pour les fraises (passant de 1,8 % à 3,3 %), les choux pommés (de 1,1 % à 1,9 %), les raisins de cuve (de 0,4 % à 0,9 %) et la graisse de porc (de 0,1 % à 0,3 %). En revanche, le lait de vache ne présente aucun dépassement de pestides, pas plus qu’en 2016 d’ailleurs.

Plus inquiétant cependant, un certain nombre de pesticides, non approuvés dans l’UE, ont été trouvés sur des échantillons de cultures cultivées dans les Etats membres. L’EFSA en donne une liste impressionnante. Certaines substances, qui ne sont plus actuellement utilisées comme pesticides, restent très persistantes dans l’environnement. Elles se retrouvent donc encore aujourd’hui dans la chaîne alimentaire.

L’EFSA se montre malgré tout globalement rassurante. Dans le cadre de son analyse des résultats en effet, elle a également réalisé une évaluation des risques alimentaires. « Cette évaluation suggère que les produits alimentaires analysés en 2019 ne sont pas susceptibles de constituer un problème pour la santé des consommateurs », précise-t-elle.

Source : EFSA

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

Abonnez-nous au blog !

Les derniers articles

Articles similaires

Abonnez-nous au blog !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.