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Toute la vérité sur les étiquettes nutritionnelles

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Fin juillet, la Commission Européenne a annoncé sa décision de mettre de l’ordre dans les étiquettes nutritionnelles, souvent mensongères des aliments. Vaste programme, tant les allégations « anticholestérol », « facilite l’élimination de l’eau » ou « bon pour les os » fleurissent sur les produits proposés à la vente depuis quelques années, sans avoir à en apporter la moindre preuve et en toute impunité. Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire à la santé et aux consommateurs (John Dalli), explique ainsi cette décision :

Réduit le taux de cholestérol, solidifie les os, facilite la circulation sanguine: ces promesses ont fleuri sur les étiquettes des denrées alimentaires commercialisées dans l’Union européenne, mais beaucoup sont trompeuses.

etiquettes mensongeres

L’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa, selon l’acronyme en anglais) a donc été chargée de passer à la loupe une liste d’allégations. Au total 4 637 lui ont été soumise par les états pour avis scientifique. 1 548 concernant des produits à base de plantes ont dans un premier temps été mis en attente pour examen ultérieur, et 311 autres ont été retirées. L’Efsa s’est finalement prononcé sur 2 758 allégations nutritionnelles, en concentrant son étude non sur la qualité du produit, mais sur l’efficacité du composant dont les bienfaits sont vantés. Frédéric Vincent précise d’ailleurs :

Le rejet d’une allégation ne signifie pas que le produit n’est pas bon, seulement que les promesses figurant sur l’étiquette ne sont pas correctes.

Les résultats de l’étude de l’Efsa sont sans appel : seule l’action de 510 composants s’est avérée scientifiquement prouvée, soit moins de 20 % des allégations. L’Agence reconnait à ces éliminations massives plusieurs raisons, soit le bienfait du composant n’est pas prouvé scientifiquement, soit les dossiers sont imprécis, voire pour certains « farfelus » : l’un des experts donne ainsi pour exemple un dossier « scientifique » sur l’action d’une vitamine sur les cheveux, ne parlant ni de la vitamine, ni des cheveux…

L’Efsa a donc donné son avis scientifique sur les 510 allégations prouvées, mais ne présage ne rien sur les décisions de la Commission qui établira la liste définitive dans le courant 2012. Les industriels auront ensuite 6 mois pour s’adapter et corriger éventuellement les mentions aux bienfaits nutritionnels, réels ou imaginaires, des ingrédients entrant dans sa composition. La mise en œuvre de cette directive ne devrait pas intervenir avant l’année 2013.

Ce sera ensuite, en France, à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) d’en contrôler l’application. Son travail s’en trouvera d’ailleurs un peu simplifié puisque jusqu’à présent, c’était elle qui devait apporter la preuve de la fraude : avec cette directive, à chaque allégation correspondra une liste précise de composants à respecter.

Sources : Le Journal de l’Environnement, Le Figaro, Le Monde (image)

 

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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