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Transport maritime : réduire la vitesse des navires pour réduire les émissions

Dans le cadre de la stratégie pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le transport maritime, la France vient de déposer à l’Organisation Maritime Internationale (OMI) une proposition visant à réduire la vitesse des navires. Elle permettrait de participer à la réduction à court terme de leurs rejets de CO2.

Réduction de la vitesse des navires

Une réduction des émissions de CO2 demandée par l’OMI

Le trafic maritime est responsable d’environ 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le secteur ayant peu de contraintes en ce domaine, cela risque d’empirer au point que l’OMI estime que, si n’est rien n’est fait à brève échéance, les émissions de ce secteur pourraient augmenter de 50 % à 250 % à l’horizon 2050.

Pour éviter ce scénario, l’OMI a adopté l’année dernière une stratégie initiale pour la réduction des gaz à effet de serre des navires. Celle-ci affiche des objectifs ambitieux : des réductions des émissions de 40 % à la tonne transportée pour2030 et de 50 % pour 2040. Elle vise, parmi ses objectifs prioritaires, le plafonnement à court terme des émissions.

La régulation de la vitesse des navires, comme moyen à court terme

Cependant, elle n’a, dans ce but, établi aucune méthodologie, laissant envisageables toutes les solutions possibles, dont des taxes, des quotas d’émissions, etc. La France a donc déposé un projet présentant quelques propositions, préparées avec les armateurs, qui feront l’objet d’une discussion lors de la prochaine session de l’OMI, à Londres au mois de mai.

La mise en place immédiate de la régulation de la vitesse des navires, comme solution à court terme, fait partie de ces propositions. En effet, la vitesse des navires a un fort impact sur leur consommation de carburant et donc sur les émissions de gaz à effet de serre. En effet, un pétrolier réduit de 18 % sa consommation en diminuant sa vitesse de 12 à 11 nœuds, et de 30 % s’il passe à 10 nœuds.

Une proposition facile à mettre en place

L’armateur Philippe-Louis Dreyfus précise : « Notre proposition a, dans un premier temps, rencontré beaucoup de résistance au niveau international et national. Et puis, progressivement, les armateurs se sont rendu compte que réduire la vitesse, c’était un moindre mal ».

Jean-Marc Roué, président d’Armateurs de France, y voit « une solution efficace pour relever le défi environnemental auquel le shipping est confronté ». Cette réduction de la vitesse des navires présente également l’avantage de ne pas nécessiter d’investissements couteux. De plus, elle peut être contrôlée par des moyens existants.

Dans un second temps, chaque armement, quelle que soit sa catégorie, pourrait se voir imposer un plafond annuel d’émissions de gaz à effet de serre pour sa flotte. Chaque armateur garderait alors le choix des moyens pour y parvenir : régulation de la vitesse, amélioration de l’efficacité énergétique, etc.

Sources : Energie Plus, Mer et Marine, Actu Transport Logistique

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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