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Un centre de données immergé pour Microsoft

Centre de données immergéLe nouveau centre de données de Microsoft possède une originalité indéniable : il est immergé à 3 mètres sous la surface de la mer, au large des îles Orcades (Nord de l’Ecosse). C’est avec la société française Naval Group que le géant américain déploie la seconde phase de son projet Natick. Celui-ci vise à mettre en place des centres de données sous-marins autonomes.

Un centre de données dans un cylindre immergé

Ce centre de données immergé est plutôt petit : 12,2 mètres de long. Mais il comprend 864 serveurs. Sa puissance équivaut à plusieurs milliers de PC individuels et il offre une capacité de stockage équivalente à près de cinq millions de films. Il n’en reste pas moins qu’il n’a rien à voir avec les géants généralement déployés sur terre.  Il va être testé pendant un an.

Ce datacenter est installé dans un cylindre immergé. Une base triangulaire assure son positionnement au fond de l’océan. Un système d’échange air-eau permet de profiter de la température de l’environnement sous-marin pour le refroidir. Car, si un centre de données consomme de grandes quantités d’électricité, c’est bien sûr pour son fonctionnement, mais aussi et surtout pour son refroidissement. Son positionnement sous-marin permet de réduire les besoins énergétiques liés au refroidissement de près de 95 %.

Alimenté par les énergies marines renouvelables

La phase 2 du projet Natick, alimentée par des énergies marines renouvelables, profitera de l’environnement favorable offert par la zone de test du Centre européen pour les énergies renouvelables (EMEC2). Ce centre de données est conçu pour rester immergé pendant 5 ans sans intervention directe. Cependant, afin d’évaluer ses performances en conditions réelles, il sera en activité pendant un an.

Installé près de la côte et moins énergivore, il peut être déployé plus près des consommateurs, réduisant ainsi les délais de latence. « Un des principaux avantages du projet Natick est qu’il permet de nous rapprocher de nos clients : la moitié de la population mondiale vit à moins de deux cents kilomètres de la mer » précise Ben Cutler, Directeur du Projet Natick chez Microsoft Research.

Eric Papin, directeur de l’Innovation et de l’Expertise technologique chez Naval Group, souligne le caractère ambitieux du projet Natick et de la participation de Naval Group. « Nous sommes fiers d’avoir pu apporter à Microsoft l’expertise de Naval Group en termes de design, mise en œuvre, déploiement et maintenance de projets navals et maritimes innovants. Naval Group a toujours investi dans la recherche et le développement, et depuis plusieurs années dans les énergies marines renouvelables. Nous sommes heureux de pouvoir contribuer aux projets de Microsoft pour un futur propre en énergies. »

Reste le problème des réparations éventuelles des serveurs : les ordinateurs ne peuvent pas être réparés sous l’eau…

Source : Naval Group

 

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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