Blog d’Eco CO2 

Vous donner les clés pour comprendre et agir pour la transition énergétique

Un des derniers changements d’heure ?

Après l’Heure pour la Planète d’hier, le deuxième événement de ce weekend est le changement d’heure, et plus exactement le passage à l’heure d’été. Si le premier est de plus en plus populaire, le second se voit de plus en plus menacé, puisque le Parlement européen a demandé à la Commission des études sur le bien-fondé – ou non – de sa maintenance.

Le retour à l’heure d’été

Ce dimanche 25 mars, nous passons donc à l’heure d’été : il faut avancer nos montres d’une heure, comme chaque année le dernier weekend du mois depuis plus de 40 ans. A 2 h 00 du matin, il est en fait 3 h 00.

Ce changement d’heure, instauré en 1975, suivait le choc pétrolier de 1973 et avait pour but de faire économiser de l’énergie (surtout de l’éclairage) en faisant mieux coïncider nos activités diurnes avec les heures d’ensoleillement. Il fait l’objet de la directive européenne concernant les dispositions relatives à l’heure d’été.

Changement d'heure le 23 mars

Des économies d’énergie très limitées

Cependant, cette mesure fait maintenant de plus en plus débat au sein de la communauté européenne, car les économies d’énergie réalisées ne seraient en fait que très limitées, de l’ordre de  moins de 0,5% à 2,5% selon les pays.

On sait aujourd’hui que le changement d’heure entraîne plus d’inconvénients que d’avantages”, estime Karima Delli, eurodéputée écologiste et présidente de la commission “transports” du Parlement. “En France, on a économisé 400 Gigawatt heure en 40 ans, selon un rapport de l’Agence du développement et de la maîtrise de l’énergie de 2009. C’est dérisoire ! Si l’on veut une véritable politique énergétique, le changement d’heure n’est pas la bonne réponse.”

Un changement d’heure perturbant

L’intérêt de ce changement d’heure est d’ailleurs remis en cause depuis longtemps : d’une part, il ne permet de réaliser que des économies d’énergie très marginales et d’autre part il perturbe animaux et êtres humains. Les milieux agricoles le contestent car le bétail met souvent plusieurs semaines avant de s’habituer au décalage de ses heures.

Les milieux médicaux ne sont pas en reste non plus. De nombreuses études montrent, si elles n’aboutissent pas à des conclusions définitives, les effets négatifs sur la santé. L’organisme reste perturbé pendant plusieurs jours et cela induit des troubles du sommeil, chez les enfants mais aussi chez les personnes les plus âgées.

La sécurité routière a même alerté les autorités en 2016 sur les dangers du passage à l’heure d’hiver pour les piétons et relève un pic d’accidentalité de plus 40 % pour les piétons en fin de journée, dans la semaine suivant le changement d’heure.

Une résolution au Parlement européen

Le Parlement européen a adopté le 8 février dernier une résolution appelant à une évaluation détaillée de l’actuel système de changement d’heure semestriel et, si nécessaire, à une révision de ses règles. Il appelle donc la Commission européenne à lancer cette évaluation concernant les dispositions relatives à l’heure d’été et à présenter une proposition pour la réviser.

La directive actuelle, entrée en vigueur en 2001, fixe pour l’ensemble de l’UE une date et une heure harmonisées pour le début et la fin de la période de l’heure d’été, l’objectif étant d’aider le marché intérieur à fonctionner de façon efficace.

La logique voudrait que l’on reste à l’heure d’hiver, plus proche de l’heure solaire, tout au long de l’année, mais de nombreuses voix, appuyées par des pétitions, s’élèvent pour demander de conserver quelle que soit la saison l’heure d’été.

Sources : Parlement européen, Les EchosLa Chaîne Météo

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

Abonnez-nous au blog !

Les derniers articles

Dans la même catégorie

Abonnez-nous au blog !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.