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Un laser pour étudier la fonte des glaces

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La NASA vient de lancer un satellite équipé d’un laser, l’ICESat-2, afin d’étudier l’ampleur de la fonte des glaces et sa contribution à la montée des océans. Il s’agit du deuxième programme de ce nom et de cet objectif, la précédente mission s’étant terminée en 2009.

Satellite avec laser ICESat-2

Une mesure nécessaire et urgente

Cela faisait presque 10 ans que l’agence américaine ne disposait plus d’un instrument sur orbite pour mesurer l’épaisseur de la glace sr notre planète. La précédente mission (l’ICESat – « Ice, Cloud, and land Elevation Satellite » c’est-à-dire satellite glace, nuage et altitude – 2003 – 2009) avait pourtant appris aux scientifiques que la banquise s’affinait et les surfaces recouvertes de glace disparaissaient des régions côtières du Groenland et de l’Antarctique.

Malgré des données transmises grâce un avion qui a permis des « mesures de hauteur et des données sur l’évolution de la glace« , une mise à jour s’avérait nécessaire et urgente. Il s’agit donc d’une mission « extraordinairement importante pour la science » sur une Terre en plein réchauffement. « La mission va récolter suffisamment de données pour quantifier les changements annuels d’épaisseur de la couche de glace au Groenland et dans l’Antarctique, même si ce n’est que de quatre millimètres à peine », communique l’agence spatiale américaine.

Un laser très perfectionné

L’ICESat-2 permettra des mesures « extrêmement précises« , de l’ordre de l’épaisseur d’un crayon, a assuré un membres de l’équipe. Le satellite est en fait équipé de deux lasers (un de rechange) très perfectionnés. Malgré sa puissance cependant, le rayon du laser ne sera pas chaud au point de faire fondre la glace, depuis le poste d’observation orbital à quelque 500 km au-dessus de la Terre, selon la NASA.

Le laser tirera 10 000 fois par seconde, où son prédécesseur ne tirait que 40 fois, et des mesures seront prises tous les 70 centimètres sur la trajectoire du satellite. Il mesurera de plus la pente sur laquelle est posée la couche de glace. « Nous allons être capables de regarder spécifiquement la façon dont la glace évolue sur une seule année« , a relevé Tom Wagner, un chercheur du programme cryosphère (glace terrestre) de la Nasa. « Combiner ces relevés précis avec ceux rassemblés au fil des ans devrait donner un coup de fouet à la compréhension du changement climatique et améliorer les prévisions sur la hausse du niveau des mers« .

Une mission de 3 ans

Cette mission est censée durer trois ans, mais le satellite dispose d’assez de carburant pour pérenniser son action pendant une décennie, si les responsables décident de prolonger sa durée de vie.

« L’une des choses que nous essayons de faire est de décrypter les changements qui s’opèrent à l’intérieur de la glace, et cela va énormément améliorer notre compréhension en la matière, en particulier dans les régions où nous ne savons pas bien encore comment ils évoluent« , a expliqué M. Wagner, citant les grandes profondeurs de l’Antarctique comme l’une de ces zones mystérieuses.

Source : AFP

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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