Blog d’Eco CO2

Vous donner les clés pour comprendre et agir pour la transition énergétique

Un mur pour contrer la fonte des glaces

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email

Mur contre la fonte des glacesUne équipe de scientifiques internationale a publié dans la revue The Cryosphere une étude où ils proposent une solution originale au problème de fonte de la calotte glaciaire : construire un mur au fond de l’océan pour éviter que la glace ne fonde sous l’action de l’eau plus chaude, et que d’importants morceaux se détachent, provoquant en fondant une montée importante du niveau des eaux.

La fonte de la calotte glaciaire

Comme la planète se réchauffe, la température des océans monte et ce phénomène accélère la fonte de la calotte glaciaire. Cette fonte accélère à son tour la montée du niveau des océans. Les chercheurs ont développé, par modélisation, cette idée de construction d’un mur sur un glacier de l’Antarctique occidental, Thwaites, qui, s’il s’effondrait et fondait, entrainerait une hausse de 3 à 5 mètres du niveau de la mer. De quoi engloutir un grand nombre de terres habitées : îles rayées de la carte, mais aussi de bonnes parties des continents envahis par l’eau !

« Thwaites pourrait facilement entraîner une rupture monstre de la calotte de l’Antarctique ouest qui ferait grimper d’environ 3 mètres le niveau mondial des mers« , explique un des auteurs de cette nouvelle étude, Michael Wolovick (université de Princeton).

Selon les résultats de leur modélisation, un mur en forme de butte au fond de l’océan permettrait à la base sous-marine du glacier d’entrer en contact avec l’eau la plus chaude et donc d’éviter à terme son effondrement.

Un mur géant

« La conception la plus petite que nous considérons est comparable à celle des projets de génie civil existants, mais son taux de réussite n’est que de 30 %, tandis que des conceptions plus grandes seraient plus efficaces. » Il faut donc faire beaucoup plus grand qu’on ne le peut aujourd’hui. Ainsi un ouvrage de 50 à 100 mètres de hauteur sur une longueur de 80 à 120 kilomètres ne pourrait retenir qu’une partie de l’eau la plus chaude (celle du fond des océans), évitant son contact avec le glacier.

Ils voient loin : « Faire de la ‘géoingéniérie’ signifie souvent imaginer l’inimaginable« , souligne John Moore, de la Beijing Normal University. Alors « au lieu d’essayer de modifier le climat, l’humanité pourrait choisir une intervention ciblée, sur des lieux spécifiques à fort effet de levier« . Il existe, selon eux, de multiples voies pour améliorer les conceptions qu’ils ont envisagées. Avec quelques décennies de recherche supplémentaires, il est plausible d’après ces chercheurs que la communauté scientifique réussisse à élaborer un plan à la fois efficace et réalisable.

Ils soulignent que, si la réduction des émissions de gaz à effet de serre reste la priorité à court terme pour minimiser les effets du changement climatique, l’humanité devra peut-être élaborer un plan d’urgence face à un effondrement de la calotte glaciaire.

Sources : Le Monde, RTL, The Cryosphere

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email

Abonnez-nous au blog !

Les derniers articles

Articles similaires

Abonnez-nous au blog !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.