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Un système d’autonettoyage pour les panneaux solaires

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panneau solaire dans le desert Partant de la constatation que dans les Etats du Golfe, où le soleil n’est pourtant pas trop avare de ses rayons, les panneaux solaires se révélaient peu performants à l’usage, un physicien suisse, George McKarris, a conçu de nouveaux panneaux intelligents, intégrant un petit système de nettoyage régulier. En effet les poussières et le sable qui s’accumulaient, causes de baisses de rendement de 20 % à 30 %, obligeaient les producteurs d’électricité à de fréquents appels à des sociétés spécialisées dans le nettoyage, ce qui leur revenait très cher :

Actuellement, dans le désert, des rendements des panneaux solaires sont péjorés en raison du sable, nécessitant des nettoyages manuels quotidiens. Or, ceci provoque la formation de microrayures sur le verre qui modifient la réflexion et la transmission de la lumière. Selon certaines estimations, cette baisse peut atteindre jusqu’à 20 à 30%.

Le physicien, considérant qu’il n’existait pas de système fiable et durable pour éliminer ces grains de sable inopportuns, a intégré à la surface des panneaux divers capteurs qui mesurent le rendement et décident, lorsqu’il le faut, s’enclencher le système d’autonettoyage. Le panneau génère alors un champ électrostatique qui soulève poussières et grains de sable : une trentaine de secondes suffisent pour une opération de nettoyage. Cela consomme une petite fraction de l’électricité produite par le panneau (moins de 10 %), mais cette solution technologique améliore considérablement le rendement.

George McKarris est convaincu qu’un immense marché peut s’ouvrir à son procédé :

Le marché est immense. Dans l’ensemble du Golfe, mais aussi en Espagne, en Afrique du Nord, dans tous les pays arides qui construisent à large échelle des parcs de panneaux solaires ou de réflecteurs. [En Afrique du Nord] on doit parfois nettoyer tous les jours les miroirs des réflecteurs avec de l’eau forée, puis déminéralisée et, enfin, aspergée depuis des camions. Imaginez le coût de tout cela!

Le brevet pour ce nouveau type de panneau solaire a été déposé en début d’année par son inventeur, qui n’en est toutefois qu’au stade du prototype.  Il  imagine déjà d’autres applications du système, comme le nettoyage des surfaces vitrées des gratte-ciel par exemple. Mais tous ces tests se réalisent actuellement en taille réduite dans le laboratoire de sa propre société Volotek à Meyrin (Suisse), et George McKarris s’apprête à passer à une production plus importante :

Nous cherchons désormais un partenaire pour passer à une plus grande échelle. Nous avons déjà des contacts, notamment avec un fabricant en Chine.

Sources : La Tribune de Genève, Le Temps,Volotek SA

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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