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Une compétition de fusées en carton pour intéresser des étudiants à l’ingénierie spatiale

Pour voir un jour les étudiants jouer les « Professeur Tournesol » et envoyer des fusées dans l’espace, rien de tel qu’organiser une compétition dans le cadre de leur école. En l’occurrence, c’est l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), ou plutôt son nouveau centre d’ingénierie spatiale, eSpace, qui a eu cette idée : leur faire lancer des fusées artisanales pour susciter de manière ludique l’intérêt des étudiants pour le domaine spatial.
fusée epfl
Au total, dix petites fusées artisanales ont été lancées. Fabriquées avec de simples outils comme des ciseaux, du papier, un tube de polystyrène expansé, un petit moteur à poudre, elles ont permis à une trentaine d’étudiants de s’initier aux bases de l’aérodynamisme et de l’ingénierie spatiale. Les équipes participant à cette compétition de fusées ont ainsi été jugées sur trois critères : le coût de leur réalisation, la hauteur et la durée du vol.

Les fusées ont toutes atteint des hauteurs comprises entre 100 et 123 mètres, en ligne droite ou pas, mais trois d’entre elles ont été éliminées en perdant le parachute qui devait ralentir leur descente au sol. La fusée de l’équipe gagnante a atteint 115 mètres et assurer un vol de plus de 33 secondes. « Le but de cette compétition est de créer un événement ludique pour faire naître un intérêt pour les technologies spatiales et montrer que ce domaine est plus accessible qu’on l’imagine »  explique Simon Dandavino, collaborateur scientifique à eSpace et organisateur de la manifestation. En tout, une trentaine d’étudiants se sont inscrits. Si la plupart des équipes sont issues de l’EPFL, l’une d’elles est composée de quatre lycéens passionnés de technologies. « Malheureusement, il n’y a aucune fille ! Celles-ci restent généralement encore très peu représentées dans le milieu. »

Chaque groupe disposait pour construire sa fusée d’une heure pour en définir le format et le soumettre et d’une même somme de « crédits » qui leur permettait d’acquérir les matériaux nécessaires pour construire leur appareil.  Pour pouvoir les choisir, des calculs rapides mais très précis ont été nécessaires afin de mesurer l’impact sur la stabilité, la trajectoire et la hauteur du vol de telle ou telle forme de tête ou d’ailerons, ainsi que les différences induites par l’usage du polystyrène expansé ou du carton par exemple. Il fallait aussi tenir compte de différents paramètres, tels que le poids, la longueur du tube, la force du moteur, et déterminer où était le centre de masse, qui doit se trouver plus haut que le centre de poussée. Le tout demandait donc de bonnes compétences en mathématiques et un solide sens pratique.

« Les étudiants ont ainsi pu se familiariser avec des concepts de base de l’aérodynamisme, qui sont les mêmes pour la conception de grosses fusées » explique Simon Dandavino, qui souhaite faire de cette compétition un événement à reconduire chaque année.

Source : EPFL

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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