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Une consommation électrique en recul en 2011, conséquence de la douceur des températures

QG RTE électricitéRTE (Réseau de Transport d’Electricité) vient de publier le bilan électrique de 2011, et souligne un recul des consommations et l’influence de la conjonction de différents facteurs d’ordre météorologique, économique, technique et européen sur le fonctionnement du système électrique français. La baisse enregistrée des consommations atteint 6,8 %, avec une consommation de 478,2 TWh.

En ce qui concerne le facteur météorologique, la douceur des températures de l’année 2011, la plus chaude depuis 1900 (selon Météo-France), a fortement contribué à une réduction des consommations. Contrairement à  2010, où des températures très froides en hiver avaient accru la demande pendant cette période. Corrigée de cette donnée météorologique, la consommation accuse une hausse de 0,8 %, mais la courbe s’infléchit pour tous (particuliers, professionnels, grande industrie) à partir de l’été, à l’exception toutefois des PME/PMI. La crise économique est passée par là.

Le déficit de production hydraulique (plus d’un quart en moins), du à la sécheresse exceptionnelle du printemps et de l’automne, a pu être compensé par une production nucléaire en hausse (+ 3,2 %) et une forte augmentation de la production des autres énergies renouvelables (un quart en plus cette fois), éolien et photovoltaïque en tête.

Pour ce qui est des facteurs techniques, RTE note que le parc de production installé poursuit son développement et enregistre une augmentation de 2 600 MW. Aux côtés du développement des parcs éoliens et photovoltaïques, on note la mise en service de deux cycles combinés à gaz.

Les facteurs européens ont également joué un grand rôle en 2011. L’arrêt des 7 réacteurs nucléaires allemands après la catastrophe de Fukushima a entrainé une inversion du solde des échanges avec l’Allemagne : d’importateur, il est devenu exportateur. Et globalement, le solde des échanges, exportateur, avec nos voisins européens a pratiquement double (+ 89 %). La diminution de la consommation intérieure y a également joué un rôle, ainsi que la disponibilité des moyens de production français.

Enfin le montant total des investissements de RTE s’est monté à 1 179 M€ et passera à 1 386 M€ en 2012, soit une hausse de 18%. Cette politique d’investissements se traduit aussi en terme de qualité de l’électricité transportée, puisque RTE souligne que le taux de coupure est à son plus bas niveau : « 2 min 04s tous événements confondus et 1 min 44s hors événements exceptionnels ». Pour 2012, les améliorations devraient se poursuivre, puisque :

RTE compte poursuivre cette politique industrielle dans les prochaines années pour accueillir les nouvelles installations de production (dont les parcs éoliens offshore), développer les capacités d’interconnexion avec les pays voisins, renforcer la sécurité d’alimentation de plusieurs régions dont les régions PACA et Bretagne et renouveler ou réhabiliter les ouvrages actuels.

Source : Communiqué de presse RTE

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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