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Une première ferme d’hydroliennes fluviales dans le Rhône

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Fin décembre, la première ferme d’hydroliennes fluviales a été inaugurée à Caluire-et-Cuire, dans la métropole de Lyon. Cet événement, une première mondiale, donne l’occasion au Syndicat des Energies Renouvelables (SER) de rappeler qu’il existe une filière française de l’hydrolien et qu’elle peut jouer un rôle de premier plan pour permettre d’exploiter une nouvelle source d’énergie renouvelable.Ferme d'hydroliennes fluviales

Les premières hydroliennes fluviales raccordées

Cette réalisation d’un premier parc d’hydroliennes fluviales est le fruit d’un projet mené par les sociétés HydroQuest, Hydrowatt et Voie Navigable de France (VNF). L’énergie hydrolienne exploite la force des courants, marins ou fluviaux, en convertissant, à l’aide d’une turbine immergée dans l’eau, l’énergie cinétique du courant en électricité, ensuite exportée à terre pour être consommée.

Outre le fait qu’elle soit renouvelable et abondante en France, l’énergie hydrolienne représente l’avantage, pour le système électrique, d’être parfaitement prédictible. A Caluire-et-Cuire, 4 turbines d’HydroQuest, immergées dans le Rhône, sont désormais raccordées au réseau par le producteur d’électricité renouvelable Hydrowatt. Voie Navigable de France lui a accordé une concession de 18 ans.

Totalisant une puissance de 320 kW, ces turbines permettront de produire 1 gigawattheure d’électricité par an. Cela constitue l’électricité nécessaire à l’alimentation de 400 foyers, hors chauffage. Ces 4 hydroliennes fluviales forment le premier parc hydraulique fluvial raccordé au monde.

Les Constructions Maritimes de Normandie (CMN) ont fabriqué ces hydroliennes à Cherbourg (Manche). Elles ont ensuite été assemblées au port Édouard Herriot, à Lyon, avant d’être acheminées par voie d’eau à leur destination finale. Selon le SER, « Après l’installation des turbines, les coûts d’exploitation et de main-d’œuvre sont faibles. »

Une énergie pleine d’avenir mais à soutenir

La France confirme ainsi son positionnement à l’avant-garde du développement technologique des énergies marines renouvelables. Le SER précise : « En effet, plusieurs acteurs français sont présents sur ce jeune marché et plusieurs centres de recherche se consacrent avec les industriels et les développeurs à ces nouvelles énergies renouvelables« .

La géographie du territoire français, avec de nombreux fleuves et des zones de forts courants marins, lui offre de nombreuses opportunités d’expérimenter ces technologies et d’exploiter ses ressources pour produire de l’énergie. D’ailleurs HydroQuest ne s’arrête pas là. L’entreprise va installer un nouveau parc de 39 hydroliennes fluviales au pied du barrage de Génissiat (Ain), d’une puissance totale de 2 MW, en partenariat avec la Compagnie Nationale du Rhône.

Cependant l’hydrolien ne fait pas partie de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE). Le SER demande donc au gouvernement « de confirmer son soutien à la filière« , en lui donnant des perspectives de développement à moyen terme, en mer ou dans les fleuves.

Sources : SER, Techniques de l’Ingénieur

 

 

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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