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Une raréfaction record de l’ozone dans l’Arctique en 2020

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Les scientifiques notent une raréfaction record de l’ozone dans l’Arctique au printemps cette année. Ce bouclier protège la Terre contre les niveaux nocifs du rayonnement ultraviolet et s’est considérablement dégradé. La raison ? la présence continue de substances qui appauvrissent cette couche, associée à des températures hivernales particulièrement basses dans la stratosphère.Raréfaction de l'ozone

Une raréfaction qui serait pire sans le Protocole de Montréal

La dernière fois qu’une raréfaction aussi importante  a été observée au-dessus de l’Atlantique, c’était au printemps 2011. Le « trou » s’était alors refermé en avril, grâce à la hausse de la température stratosphérique, entraînant un afflux d’air riche en ozone. La dégradation de cette année aurait encore pu être pire, sans le Protocole de Montréal (1987).

Ce dernier impose la suppression de substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Il est destiné à éliminer progressivement certains gaz tels que les chlorofluorocarbures (CFC) et les halons. Mais ces substances perdurent dans l’atmosphère pendant des décennies. Aujourd’hui encore, leurs concentrations sont suffisamment élevées pour provoquer une diminution considérable des teneurs en ozone.

« Au-dessus de l’Arctique, la stratosphère reste vulnérable aux substances réduisant la teneur en ozone émises par des activités humaines », a déclaré le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. « L’ampleur de la déperdition d’ozone au cours de l’hiver dépend des conditions météorologiques. Le trou dans la couche d’ozone enregistré en 2020 montre que nous devons rester vigilants et assurer la continuité des observations ».

Ozone : moins de 220 unités Dobson contre 240 généralement

Cette année, les concentrations au-dessus de l’Arctique ont atteint un niveau minimum au mois de mars. Elles se sont abaissées à moins de 220 unités Dobson, niveau normalement considéré comme « correspondant à un trou dans la couche d’ozone ». Elles sont même descendues à 205 unités Dobson, alors que les valeurs les plus basses habituellement observées en mars sont d’environ 240.

Le réchauffement stratosphérique d’avril a mis fin à ces conditions qui favorisaient les réactions responsables de la déperdition d’ozone. Mais « comme les conditions météorologiques et la température varient d’une année à l’autre, la gravité de la déperdition d’ozone fluctue également. Cela signifie qu’une dégradation importante et occasionnelle de la couche d’ozone est encore possible dans l’Arctique », précise l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale).

Une augmentation de l’indice UV en Europe

En 2011, cet appauvrissement de la couche d’ozone avait entraîné une augmentation de 60 % de l’indice UV dans l’Arctique canadien. Et une hausse plus importante encore au-dessus des zones septentrionales d’Europe. L’appauvrissement dans l’Arctique a un effet sur le bilan total d’ozone, ce qui entraîne une augmentation des niveaux d’UV en été au Canada et en Europe. Chaque année, sur la base des niveaux du printemps, des perspectives relatives aux niveaux estivaux d’UV sont diffusées auprès du public dans différents pays.

Depuis le Protocole de Montréal, et plus particulièrement depuis les années 2000, la couche d’ozone de certaines parties de la stratosphère s’est reconstituée à un rythme de 1 à 3 % par décennie. Elle devrait être totalement reconstituée vers 2060. Mais les mesures et analyses ont permis de détecter la reprise des émissions de certaines des substances réglementées, preuve qu’il convient de surveiller les concentrations de ces composantes.

Source : OMM

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.
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