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Une voiture électrique ? Oui, mais…

Voiture électriqueSi 85 % des automobilistes dans le monde croient à l’avenir de la voiture électrique, quand il s’agit de passer à l’achat, seuls 43 % envisagent d’en acquérir une dans les 5 ans à venir. Avant de se généraliser, elle devra surmonter des freins puissants, nous révèle l’Observatoire Cetelem de l’automobile.

Les ventes de voitures électriques progressent, c’est indéniable, mais elles restent cependant fort marginales par rapport aux 97 millions de voitures neuves qui devraient être vendues dans le monde en 2018. Malgré la bonne image qu’elle véhicule, la voiture électrique à s’imposer., alors même que le marché de l’automobile progresse de 3 % par an et que les perspectives restent positives, sauf en Europe et donc en France.

Une voiture parfaite…sur le papier

Les automobilistes du monde entier y croient pourtant. L’enquête a interrogé pour ses résultats plus de 10 000 personnes dans 16 pays, et pas uniquement européens. Cela va jusqu’à 92 % des automobilistes chinois. La voiture électrique offre bien des avantages, selon l’image qui se dégage des réponses obtenues à travers le monde : propre, agréable à conduire, moderne et responsable… Elle renvoie une image positive.

Mais elle souffre aussi d’une image de citadine – 68 % des automobilistes la pensent même « réservée » aux grandes villes. Or les automobilistes roulent en moyenne 51 km par jour : ce qui, sur le papier, rend l’autonomie de ses batteries parfaitement adaptée à leurs besoins. Malgré cela, son autonomie apparaît à beaucoup insuffisante. « L’autonomie n’est pas un problème réel, c’est psychologique« , a commenté pour l’AFP Flavien Neuvy, directeur de l’Observatoire Cetelem de l’automobile.

Mais seuls 13 % des Français imaginent pouvoir acheter une voiture électrique ayant moins de 300 km d’autonomie. D’autant que les trois quarts des répondants jugent les infrastructures de recharge insuffisantes.

Son prix : le principal frein

Mais le frein le plus important à son essor, selon les personnes interrogées, c’est son prix. La voiture électrique reste en effet perçue comme plus chère à l’achat que son équivalent thermique, pour 86 % des automobilistes dans le monde et 91 % des Français. Malgré des coûts d’utilisation moins élevés, ils pensent que posséder une voiture électrique coûte plus cher qu’une voiture thermique.

C’est ce qu’explique M. Neuvy : « Sur le papier, elle coche toutes les cases. Le frein principal, c’est le prix. Les gens se disent que même en faisant des économies à l’usage, avec moins d’entretien, moins de consommation de carburant, ça reste une voiture qui est plus chère avec une autonomie plus limitée. Cela veut dire payer une voiture plus chère pour moins bien. C’est un problème majeur« .

Cependant, 70 % des automobilistes dans le monde se reconnaissent mal informés sur cette voiture : elle semble une rupture technologique majeure. Et comme peu l’ont testée, elle reste mystérieuse pour beaucoup. En revanche, ceux qui sont passés à la voiture électrique n’envisagent pas de revenir en arrière.

« Les ventes en France et en Europe vont rester assez marginales à très court terme« , prévient M. Neuvy. Mais, il souligne « que les automobilistes qui roulent en voiture électrique depuis longtemps disent qu’ils ne reviendront pas en arrière. Donc on voit bien qu’elle a un gros potentiel« .

Sources : Observatoire Cetelem de l’automobile, AFP

Cet article a été écrit par : 

Claudine d'EcoCO2

Claudine est notre écrivaine historique. Elle écrit pour Eco CO2 depuis 2010 et vous apporte toute l'actualité de la transition écologique.

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